
C’est au moment où surgissent de graves menaces, où l’horizon s’obscurcit, où apparaissent les signes avant-coureurs de la tempête et du déclin, que la lucidité prend sa revanche sur le mensonge, le rêve insensé et la folie des esprits. C’est aussi le moment où se posent les questions les plus apparemment saugrenues, provocatrices et irritantes aux yeux de ceux qui s’obstinent, sans aucun égard à la logique du temps, à continuer d’adopter le même train de vie, le même mode de pensée, les mêmes approches et solutions surannées. L’on est obligé, malheureusement, de choquer ces habitants de la caverne platonique en leur paraissant ultra pessimiste et même déséquilibré, pour avoir douté de l’existence d’une nation mauritanienne, à l’instar de ceux qui, bien avant ces lignes, ont déjà exprimé un tel sentiment. Continuer la lecture

Le président mauritanien a justifié son soutien au parti union pour la république par sa volonté « de mettre fin aux mensonges qui circulent et s’opposer à la vague des partis extrémistes qui prennent part aux élections et qui ont des agendas contraires aux us des mauritaniens et qui ont été à l’origine de la déchéance de pays arabes connus ».
En Mauritanie, une ancienne esclave se présente aux élections législatives pour dénoncer la pratique de l’esclavage, encore répandu dans ce pays alors que le gouvernement nie le problème et s’attaque couramment aux abolitionnistes. Mais Haby Mint Rabah est une femme courageuse, prête à se battre contre un système qui persécute des dizaines de milliers de mauritaniens.
Mohamed Abdallahi Taleb Ethmane dit Bellahi, le président du pari de l’Alliance démocratique, a déclaré au cours d’une soirée électorale organisée à Nouadhibou que « la détention préventive de Birame Dah Abeid est injuste et politique par excellence et qu’elle est intervenue dans des conditions politiques particulières sur la base d’une plainte inappropriée du journaliste Dedde Abdallah ».
Notre chroniqueur dénonce le « silence complice » des gouvernements africains face à la répression des militants des droits humains en Mauritanie. Chronique.
Comme tout nouakchottois, je rencontre Birame depuis la fin des années 1990 à Nouakchott.
La désignation par l’Union pour la République (UPR) de plusieurs ministres à la tête de ces staffs de campagne a divisé les mauritaniens. Arguments et contre-arguments n’ont pas réussi à départager sur ce qui est maintenant un fait.
Le chef de l’Etat reprend demain sa campagne électorale en faveur de l’UPR, commencée prématurément à Néma et Kiffa et ouverte à Nouakchott. Certes, on ne peut contester à un président de la république, dans un pays démocratique, son droit d’afficher son soutien à tel ou tel parti ou à tel ou tel candidat.
Le président du parti El-Wiam, Boidiel Ould Houmeid, a réitéré son appel au renforcement de l’unité nationale, la cohésion du peuple mauritanien et à la préservation de la stabilité du pays.
La campagne qui commence prend l’allure de la présidentielle de 2019. Ou, du moins, constitue-t-elle le prélude de cette dernière? Tout semble l’indiquer. Le président en a donné le coup d’envoi par sa visite à Néma, ce 13 août, suivie de celle de Kiffa, le 14 du même mois.