C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès de Mohamed Ghoulam Ould Bouna Ould M’Khaïtir, survenu le vendredi 10 octobre 2025 à Nouakchott, à la suite d’un tragique accident de la route près de Tiguent.
Au moment du drame, il accompagnait avec bienveillance plusieurs jeunes membres de sa famille — Ikhdeïdja Mint Chedad, El Mehdi Ould Brahim Ould Thiouth, Cheikh Ould Mustapha Habib Higue et Brahim Ould Mustapha — qu’il conduisait vers Nouakchott, où ils poursuivent leurs études. Eux aussi ont été touchés par l’accident, mais, heureusement, ils en sont sortis indemnes. Nous espérons de tout cœur que les traces physiques et psychologiques de cette épreuve s’effaceront avec le temps.
En cette douloureuse circonstance, nous adressons nos condoléances les plus sincères et nos pensées les plus émues à la famille endeuillée : Ehel M’Khaïtir, Ehel Chedad, Ehel Intacheïtt, ainsi qu’à son épouse Aziza Mint Issa Ould Ghali.
Nos pensées vont également à l’ensemble de la tribu Oulad Aïd, unie dans la peine et le souvenir.
Inna lillah wa inna ilayhi raaji’uun
إِنَّا لِلَّٰهِ وَإِنَّا إِلَيْهِ رَاجِعُونَ
Famille Ehel CIRE
A Paris, le 12/10/25

Objet : Lettre de protestation contre l’abattage anarchique des arbres dans la nouvelle Moughataa de Tékane.
Un essai percutant sur les racines structurelles de l’apartheid en Mauritanie, au-delà des lois et de l’égalité proclamée par la Constitution.
L’article publié le 30 septembre 2025 sur
Un suprémaciste chauvin n’est pas habilité à donner des leçons sur la citoyenneté, la République ou l’État. Car le contrat social républicain ou démocratique suppose d’abord et avant tout une conviction claire et inébranlable : l’égalité de tous les citoyens en droits et en devoirs. Quand cette conviction manque, toute prise de parole sur ces sujets n’est qu’imposture, travestie en discours d’autorité.
Que peut-on penser quand on jette un regard sur les lits d’hôpitaux, sur des classes menaçant ruine où s’agglutinent, comme des sardines dans une boite de conserve, des dizaines d’enfants, sur les rangs de malades quittant par l’embarcadère de Rosso ou par l’aéroport de Nouakchott, sur les agents de contrôle routier entrant la tête dans les cabines de taxis ou des bus, sur les immenses étalages de produits alimentaires périmés, sur les tapis jonchés de billets de monnaie jetés sur les danseurs exerçant leur talent à cent mètres de familles qui n’ont pas mangé ?
En Mauritanie, le tribalisme n’est pas un vestige du passé mais un pouvoir parallèle, organisé, qui défie l’autorité de l’État. Et ce, malgré le décret post indépendance et la circulaire récente interdisant les regroupements tribaux dans l’espace public. Des chefs continuent d’être intronisés en plein jour, des festivals tribaux exhibent leur puissance, et des parts du pouvoir se réclament comme des droits tribaux. Plus grave encore : cette transgression est tolérée, parfois encouragée, par un système politique qui y trouve son compte. Ainsi, l’archaïsme se travestit en coutume, tandis que la République s’efface derrière la logique clanique. La citoyenneté n’est plus un droit, mais un héritage tribal ; l’égalité n’est plus une promesse, mais une fiction. Le tribalisme n’est donc pas une relique du passé : il continue d’occuper l’espace public, parfois au grand jour. Autant de signes qui révèlent la persistance d’une logique archaïque en totale contradiction avec le projet républicain.