Introduction : Un combat juridique sans fin ?
La question de l’esclavage en Mauritanie persiste comme une tragédie silencieuse, un fléau enraciné dans les structures sociales, malgré des décennies d’efforts législatifs pour l’éradiquer. Depuis l’indépendance de la Mauritanie en 1960, plusieurs lois ont été adoptées pour criminaliser cette pratique, mais la réalité sur le terrain demeure alarmante. Dans notre rapport de 2016 intitulé La tragédie muette de l’esclavage en Mauritanie, nous avions souligné l’inefficacité de la mise en application des lois et les obstacles systémiques qui perpétuent cette injustice. Aujourd’hui, en 2024, bien que les instances internationales comme l’ONU continuent d’exercer une pression diplomatique sur Nouakchott, peu de progrès tangibles ont été réalisés. Continuer la lecture




A la suite d’un commentaire du magistrat Haroun Ideighbi, Directeur de la législation au ministère de la justice, dans un panel de réflexion sur le fondement historique et culturel de la mentalité esclavagiste dans la Société maure, Yehdih ould Dahi, le pseudo dévot d’une secte salafiste en Mauritanie, aurait déclaré, outré, que ce magistrat d’extraction esclave ne pouvait être un juge ou magistrat en raison de son origine sociale. Cette scandaleuse déclaration ne suscita aucun commentaire des tenants du Système, il a suffi que biram dah s’exprime sur la question pour que la cabale se déchaîne.
La justice mauritanienne, après l’insulte faite à Ould Edigbé et son nationalisme, et après la séance du Conseil
« [Il est nécessaire] pour la Mauritanie de disposer de mécanismes de suivi et d’évaluation de la mise en oeuvre de ses politiques et législations foncières. Sans de tels outils, il est difficile de tirer des enseignements pertinents à partir des expériences réalisées, et d’éviter de répéter les erreurs commises dans le passé.