Amar Ould Ahmed Deina nous a quitté le 2 mars 2024 dernier en Mauritanie. Ancien fonctionnaire du Trésor, il fut membre du premier groupe de libération des Haratine dit El Hor en 1974. À l’époque, il avait un logement de fonction. Cette demeure constituait un lieu approprié des rencontres hebdomadaires que ce petit groupe de départ organisait. Le camarade Amar pensait que la question de l’esclavage était capitale en termes de droits de l’homme, mais si peu ou pas traité au plan national. Son logement représentait pour nous (à savoir lui-même, Abderrahmane Ould Mahmoud, Bilal Ould Werzeg et moi-même…) un endroit convivial pour se restaurer, prendre du thé, penser la question de l’esclavage, et éventuellement recruter de nouveaux membres.
Modeste, jovial, posé, Amar Ould Ahmed Deina était mature et faisait son possible pour concilier les opinions au sein du groupe. Aujourd’hui, je présente mes condoléances les plus sincères et les plus attristées à sa famille restreinte et élargie.
Le 6 mars 2024
Mohamed Yahya OULD CIRE
Président de AHME
haratine.com




7 femmes et 14 hommes, anciens esclaves de la tribu Tajakant, entament une deuxième semaine de garde à vue à l’intérieur des cachots insalubres du commissariat de police de Rkiz, après une expression de mécontentement sans violence, contre la spoliation de leurs terres de culture, au profit des maîtres d’hier.
Au cours de la première semaine de février 2024, la localité de R’kiz, dans la région de Trarza, a été le théâtre de violents affrontements entre les forces de l’ordre et les paysans descendants d’esclaves.
La Commission des Droits de l’Homme et les différents acteurs concernés, lorsqu’ils évoquent l’arsenal juridique national pour endiguer l’esclavage et ses séquelles, lors de leurs sorties médiatiques à diverses occasions, devraient faire preuve d’appréciation et de respect pour les tribunaux spécialisés dans la lutte contre l’esclavage et les pratiques asservissantes.