En Mauritanie l’esclavage existe encore. Au prix de sa liberté, et de sa vie, Biram Dah Abeid lutte sans relâche contre cette pratique. Il se confie à Thierry Lyonnet.
Quand on évoque l’esclavage, on s’imagine souvent qu’il s’agit d’une page sombre de l’histoire rattachée à la Rome antique. Bref, que tout cela n’est qu’un lointaine passé. Pourtant, des hommes et des femmes sont encore aujourd’hui réduits à l’esclavage. Et le pays qui en compte le plus est la Mauritanie.

Sur TV5 Monde, ce vendredi soir, le journal Afrique revenait sur la question de l’esclavage et de la discrimination en Mauritanie.
En tournée en Afrique de l’Ouest du 28 au 31 octobre, le premier ministre français Manuel Valls écrit pour« Le Monde » ce texte depuis Accra, capitale du Ghana. En tournée en Afrique de l’Ouest du 28 au 31 octobre, le premier ministre français Manuel Valls écrit pour « Le Monde » ce texte depuis Accra, capitale du Ghana.
Pour nous, tout est discutable même le problème du drapeau, celui de l’hymne national mais il y’a des choses sur lesquelles on ne peut pas discuter : ce sont les articles (26 et 28, NDLR) qui sont verrouillés par la Constitution par l’article 99.La mise en garde a été répétée vendredi par le président du parti El Wiam, Boidiel Ould Houmeid, lors de l’émission Politis, sur la chaine privée Al Watany. « Pour nous, cette question n’est pas discutable », a insisté Boidiel Ould Houmeid.
Biram Dah Abeid est mauritanien, descendant d’esclave. Il mène depuis des années un combat contre l’esclavage moderne dans son pays. Un engagement qui lui a valu d’être incarcéré à plusieurs reprises.Au sein de son ONG, l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), organisation interdite par les autorités, il mène des campagnes de sensibilisation à travers la Mauritanie. Aboli en 1981, l’esclavage marque encore profondément la société mauritanienne où une partie de la minorité arabo-berbère exploite toujours les Haratines, descendants d’esclaves.L’ancien candidat à la présidentielle mauritanienne dénonce « l’indignation sélective » des Etats africains qui continuent de soutenir l’Etat mauritanien, un « régime d’apartheid » selon lui.
Le groupe de rap Ewlade Leblade a réalisé un nouveau clip sur le dialogue, lancé jeudi 29 septembre, au Palais des Congrès, à Nouakchott, par le Chef de l’Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz. Dans ce clip, le groupe aborde, entre autres sujets, la prolongation du mandat du Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz et l’amendement de la constitution. 
Un fait a particulièrement attiré l’attention de l’auditoire, lors de l’ouverture du dialogue national inclusif ce jeudi 29 septembre au Palais des Congrès, en présence du Chef de l’Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz.