
Interrogé depuis Tunis, Dr. AMAR est revenu sur son conflit avec le ministère de l’enseignement supérieur et le recul du numérique en Mauritanie

Interrogé depuis Tunis, Dr. AMAR est revenu sur son conflit avec le ministère de l’enseignement supérieur et le recul du numérique en Mauritanie

La Mauritanie a connu jusqu’à aujourd’hui trois types d’élection présidentielle. Le premier consistait à enregistrer un consensus qui précéda en Mai 1961 la fusion des partis et mouvements politiques, existant au moment de l’indépendance : ce consensus se fit naturellement sur le nom de Moktar Ould Daddah puisque le pays lui devait la souveraineté internationale et les partis la dialectique de leur unification. Le système perdura avec la constitutionnalisation du Parti unique de l’Etat et de son monopole des candidatures. Continuer la lecture
“En juin
2019, la Mauritanie élira un nouveau Président de la république et sortira normalement de l’ère Mohamed Ould Abdel Aziz qui aura duré presque 11 ans. Quel bilan économique peut-on dresser de cette époque et de ses réalisations au plan économique?” Continuer la lecture
Avant
le boom minier, l’investissement public -IP- se situait autour de 30 milliards, l’an. Entre 2014 et 2009, il a quintuplé. En 2015, le montant des IP s’est élevé à 163 milliards dont le tiers, environ, fut financé sur le budget de l’Etat. Cette tendance ne fera que s’affirmer en 2016, l’Etat assura le financement de la moitié de l’investissement public qui a atteint un chiffre record de 261 milliards d’ouguiyas. Continuer la lecture
Un déficit
structurel de la balance commerciale, malgré la flambée des produits miniers, a causé une dépréciation de l’Ouguiya. En pourcentage du PIB, l’écart entre les exportations et les importations (ce qu’on appelle solde de la balance courante) a représenté jusqu’à -28, 3% en 2014. En 2013, il était à -22,2% du PIB. Continuer la lecture
La SNIM, deuxième employeur du pays (6 000 employés) après l’Etat et qui contribue pour 30% du Budget de l’Etat et représente 50% des exportations, a bénéficié d’un boom minier sans équivalent dans l’histoire, depuis sa nationalisation et même avant celle-ci.

D’une année à l’autre, le prix de la tonne de minerai à été multiplié par 3, le chiffre d’affaires de la société, toutes choses égales par ailleurs, a triplé. Ce triplement du chiffre d’affaires n’était pas accompagné d’une progression des charges, la production n’ayant pas augmenté et les coûts de production n’ont pas, non plus, eu de raisons de se modifier.
Des bénéfices‘’ fleuves’’ et inattendus ne pouvaient qu’en résulter. Ils proviennent d’une générosité divine via les prix du marché international. Aucune entreprise dans un autre secteur n’a eu à bénéficier, un jour, d’un tel ‘’lancement satellitaire’’. Continuer la lecture
Le nouveau Président qui sera élu en Mauritanie est concerné par ce bilan économique des années Ould Abdel Aziz. Il en sera, en effet, l’héritier direct et naturel. Ce dont nous venons de parler porte sur un bilan de clôture, une synthèse des résultats de la gestion du Président sortant. Ce bilan sera, pour le Président élu un bilan d’ouverture, celui de sa ligne de départ, sans une ouguiya de plus, ni de moins, tant à l’actif qu’au passif. Continuer la lecture