1/ La France n’est pas si attachée à la liberté d’expression quelle semble le défendre aujourd’hui : la loi gayssot un exemple édifiant.
La liberté d’expression est le droit pour toute personne de penser comme elle le souhaite et de pouvoir exprimer ses opinions par tous les moyens qu’elle juge opportun… Nécessaire dans une société démocratique ce droit est consacré par la quasi-totalité des constitutions des pays au monde.
Le débat le plus fréquent tourne généralement autour de la question de savoir si la liberté d’expression est absolue ou peut être restreinte ou limitée. Continuer la lecture

En début d’année, l’Agence européenne de contrôle des frontières, Frontex, et le ministère de l’Intérieur espagnol ont expulsé 130 Maliens détenus dans les centres de rétention de l’archipel espagnol des Canaries vers la Mauritanie, pays avec lequel l’Espagne a depuis 2003 un accord bilatéral de rapatriement des citoyens de pays tierces entrés illégalement sur son territoire. 
Le ministre de l’Economie a mis en avant la liberté d’expression, même s’il n’apprécie pas ces caricatures.
Le chef de l’Etat a accordé une interview à Al Jazeera. Des manifestations hostiles à la France ont eu lieu vendredi dans plusieurs pays du monde musulman.

Sit-in de protestation, appels au boycott des produits français… Les Mauritaniens s’indignent face aux propos d’Emmanuel Macron, qui a déclaré lors de l’hommage rendu à Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie assassiné le 16 octobre dernier à Conflans, près de Paris, que la France poursuivra la publication « des caricatures » blasphématoires contre le prophète Mohamed. Leur présentation dans un cours élémentaire avait pourtant conduit au drame.
Vouloir « boycotter » une langue, une culture, les traits caractéristiques de toute une nation au motif que ses dirigeants politiques ont commis une lourde faute voire un crime contre d’autres communautés relève d’un aveuglement tel que cette justification ne peut suffire qu’aux naïfs.
Un communiqué publié par le Conseil des savants mauritaniens a déclaré que l’organisation « a suivi avec consternation les appels provocateurs et les prises de position incitatives contre l’islam et ses adeptes, ainsi que des insultes au noble Prophète, sous prétexte de liberté d’expression ».
Un Mauritanien, reconverti chrétien, a été arrêté pour “blasphème de l’islam et injures au prophète Mahomet“. Au terme de sa garde à vue à la Brigade de recherches de Faidherbe Saint Louis, il a été déféré au parquet.