La Mauritanie a son Spartacus. Le militant Biram Dah Abeid veut faire libérer tous les esclaves de son pays, au prix de sa propre liberté. Jean-Baptiste Naudet l’a rencontré à Nouakchott avant son arrestation.
« La première fois que j’ai été violée par le maître, je ne portais pas encore le voile, j’avais 12 ans peut-être. » M’Barka mint Essatim, 26 ans, issue d’une famille « privée de liberté depuis des générations », elle-même arrachée à sa mère à l’âge de 5 ans, est l’une des nombreuses esclaves mauritaniennes à avoir été libérée par Biram Dah Abeid.


La confirmation de la lourde peine prononcée contre un militant antiesclavagiste jeudi 20 août montre que la Mauritanie n’a pas l’ intention de mettre un terme à la répression menée à l’encontre des défenseurs des droits humains, a déclaré Amnesty International jeudi 20 août.


Cette semaine s’ouvre le procès en appel contre Biram Dah Abeid en Maurétanie. L’avocat, lauréat du Prix des Droits de l’Homme des Nations Unies, se bat contre l’esclavage toujours répandu en Maurétanie.