La recrudescence
Le 13 janvier 1966, le conseil des ministres adopte le décret 66.004 fixant les modalités d’application de la loi 65.026 du 30 janvier 1965 organisant l’enseignement secondaire qui stipule dans son article 1er :
«En application de l’article 10 de la loi n° 65.026 du 30 janvier 1965, l’arabe est obligatoire à partir du 1er octobre 1966 pour tous les élèves qui entrent dans les écoles secondaires. Toutefois, les élèves mauritaniens venant des établissements secondaires étrangers ne sont pas visés par les dispositions de l’alinéa premier du présent article. »


Un militant anti-esclavagiste mauritanien a dénoncé jeudi à Abidjan « l’esclavage domestique » dans son pays et espère mobiliser les pays d’Afrique noire contre ce qu’il qualifie de « racisme d’Etat ».
Nous ne pouvons pas dire que nous ne savions pas. L’information a fait la une des journaux à travers la planète.
Selon La Lettre du Continent, dans son numéro 736 en date du 7 septembre, le ministre français des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a rédigé une lettre de protestation destinée à son homologue Isselkou Ould Ahmed Izid Bih, après les propos que Mohamed Ould Abdel Aziz a tenus, fin juillet, dans la presse.
Comme il a été indiqué dans la deuxième partie, la responsabilité de la France dans la persistance de l’esclavage en Mauritanie demeure entière. En effet, ni le décret du 27 avril 1848 abolissant l’esclavage dans les colonies ni celui du 12 décembre 1905 destinés à réprimer la traite des esclaves dans toute l’étendue de l’Afrique occidentale française et au Congo n’ont été appliqués en Mauritanie.


Plusieurs députés français se rendent en visite officielle en Mauritanie du 4 au 9 septembre. Quel est le but de ce voyage ? Qui vont-ils rencontrer ? Selon la seule information officielle disponible, le discours de l’ambassadeur de France en Mauritanie du 14 juillet 2016, « deux délégations de l’Assemblée nationale française – le groupe d’amitié France–Mauritanie et une mission de la commission des affaires étrangères – viennent en septembre rencontrer leurs homologues parlementaires et les autorités mauritaniennes, les écouter et recueillir leurs avis ».