En dépit de la situation délicate que connaît aujourd’hui la France et d’un week-end risquant d’être encore agité avec les « Gilets jaunes », le président Macron est néanmoins attendu à N’Djaména, les 22 et 23 décembre 2018.
Le maintien du déplacement du Président français au coeur de l’Afrique, en cette période, montre à l’évidence, l’importance de cette visite qui dépasse largement la coopération franco-tchadienne et la traditionnelle visite de fin d’année aux militaires français en opérations extérieures. Continuer la lecture


IRA-Mauritanie – Ce jeudi 20 décembre 2018, les militantes et militants de la Coordination IRA de Nouakchott comme celles et ceux des sections des villes de Boghé et Mbout, ont organisé des manifestations pacifiques pour dénoncer la poursuite de la détention arbitraire du président et député Biram Dah Abeid.

Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz va-t-il tenter un forcing dans les tout prochains mois pour se présenter devant les électeurs pour briguer un troisième mandat, violant du coup la constitution ? La question est sur toutes les lèvres et agite de nouveau le microcosme politico-médiatique Nouakchottois.
Jeudi 20 décembre, au palais des congrès de Nouakchott, les « élus, cadres et dignitaires de la région du Trarza ont organisé une rencontre demandant un troisième mandat pour le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz. » Ould Abdel Aziz, lui-même, dans une récente sortie, avait clairement exprimé sa disposition à respecter la constitution qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux.
Cela fait maintenant plus de quatre mois que Biram Dah Abeid, président d’IRA et député national, élu aux dernières élections législatives, est en prison, suite à une plainte formulée à son encontre, par le journaliste Dedde Abdallah. L’affaire commence à prendre une tournure inquiétante et appelle à deux remarques, au moins.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté jeudi ses premières sanctions contre des Maliens contrevenant à l’accord de paix de 2015, selon des sources diplomatiques qui ont souligné que de nouvelles mesures coercitives pourraient être encore prises à l’avenir. 

L’affaire du député et non moins leader antiesclavagiste Birame Dah Abeid, est devenue l’affaire d’un système politique dictatorial, qui au détour d’une plainte savamment orchestrée déposée par un pseudo-journaliste, en a fait une véritable chasse à l’homme.