Archives de catégorie : Interviews

Interview de Mohameden Ould Elbou au Calame

Trois questions à Mohameden Ould Elbou, ancien directeur de l’Enseignement fondamental et membre du comité de suivi du Manifeste des Haratines: ‘’Nous assisterons, impuissants, à la dislocation à petit feu de la Mauritanie’’!

Trois questions à Mohameden Ould Elbou, ancien directeur de l’Enseignement fondamental et membre du comité de suivi...

Le Calame : Dans un peu plus d’un mois, ce sera l’an I du lancement du Manifeste dont vous êtes membre du comité de suivi. Où en est-on, par rapport aux objectifs du document ?

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Vingt ans après le génocide, l’historien Jean-Pierre Chrétien analyse la logique qui a conduit au projet d’extermination des Tutsis.

Près d’un million de morts en seulement cent jours : le génocide de la minorité tutsie, qui s’est déroulé au Rwanda il y a exactement vingt ans, constitue la plus fulgurante tentative d’extermination de l’Histoire contemporaine. Pourquoi cet événement reste-t-il si mal connu, et si peu reconnu ? C’est une des interrogations à laquelle tente de répondre l’historien Jean-Pierre Chrétien dans son dernier livre, Rwanda, Racisme et Génocide, l’idéologie hamitique (1). Ce spécialiste de l’Afrique des Grands Lacs y analyse aussi les raisons qui ont rendu possible un tel massacre. Car il a fallu des années de propagande, de falsification de l’Histoire, imposée notamment par le colonisateur, et de stigmatisation de l’Autre pour convaincre les esprits de la nécessité du pire. Au fond, l’Histoire se répète, et l’historien ne manque pas de souligner les parallèles troublants entre l’antisémitisme en Europe qui a conduit à la Shoah et ce qui s’est passé en 1994 dans ce petit pays au cœur de l’Afrique.

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Interview de Boris Diop relative au génocide rwandais

 Rue89 – Vingt ans après le génocide des Tutsis, qui a fait 800 000 morts entre avril et juin 1994, l’intellectuel sénégalais Boubacar Boris Diop, revient sur sa portée en Afrique, où l’instrumentalisation du fait religieux semble l’avoir emporté sur celle du fait ethnique.
A 67 ans, Diop est le co-auteur, entre autres, de « La Gloire des imposteurs » (éd. Philippe Rey, 2014). Il a participé en 1998 à un atelier d’écriture au Rwanda, avec neuf autres écrivains africains.

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Biladi : interview avec Biram Ould Dah Ould Abeïd

Biram Ould Dah Ould Abeïd  (BDA) n’est plus à présenter, aujourd’hui,  en Mauritanie. Ni ailleurs. Président de l’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie), distingué par plus d’un prix pour la cause des droits de l’Homme, BDA se lance désormais dans l’arène politique mauritanienne, le premier à déclarer publiquement  son intention de briguer le suffrage universel des Mauritaniens. BDA s’attaque à ceux qui, selon lui,  perpétuent l’ordre ancien esclavagiste, ceux qui instrumentalisent la Religion musulmane, le pouvoir, l’opposition, et même la presse, y compris le journal qu’il a honoré par l’interview ci-après :

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Politique africaine : ce qui va changer avec Obama

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Robert A. Mortimer, professeur émérite américain en sciences politiques au collège
d’Haverford (Pennsylvanie), spécialiste en relations internationales, est un des rares africanistes à s’intéresser à la fois à l’Afrique du Nord et à l’Afrique noire. El Watan Vendredi l’a rencontré à l’occasion de son passage à Alger.

Lors de l’élection de Barack Obama, les politologues américains ont expliqué que le Maghreb, comparé au Moyen-Orient, n’intéressait pas vraiment les Etats-Unis. Le projet Africom laisse penser le contraire. Sans parler des rumeurs de base militaire
d’entraînement dans le désert… Quelle est la part du fantasme et celle de la réalité ?

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Interview de Mbouja Mint Bah au site www.haratine.com

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1) A.H.M.E. : Bonjour, Madame Mbouja mint Bah, Bachelière en 1987, maîtrise en Alimentation et Nutrition en 1990, trilingue (arabe, français et anglais) et militante anti-esclavagiste.Présentez-vous à nos lecteurs ?

M.B : Je m’appelle Mbouja Mint Bah o Salem. Je suis née en 1968 à Teychtayatt (département de Rkiz dans la Région de Trarza en Mauritanie).

J’ai commencé mes études en 1973 dans mon village natal pour les compléter à Rosso (lycée de Rosso) et à Nouakchott (ISS) et pour rectifier je ne suis pas militante anti-esclavagiste, je n’ai pas encore mérité ce surnom.

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