23-07-2017 – RMI-Info

La citoyenneté: ce terme est utilisé dans des contextes divers. On parle souvent de « bon citoyen », « une manifestation citoyenne », et « crise de citoyenneté », ce qui donne le caractère très flou de son explication.
Cependant, le terme de citoyenneté peut être défini comme des prérogatives et des obligations qui sont propres aux populations. Parmi ces prérogatives et obligations figure le droit de participation à la vie politique. En ce sens, un citoyen est donc « une entité de la population ayant des prérogatives et des responsabilités vis-à-vis de ses compatriotes ».
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Comment inciter les chefs d’états africains à lâcher le pouvoir? Ahmedou Ould Abdallah, ex-ministre des Affaires étrangères de Mauritanie et surtout haut fonctionnaire à la retraite de l’ONU, impliqué dans la résolution des crises en Afrique au cours des 20 dernières années, livre ses recettes.
C’est avec un intérêt particulier, Monsieur le Président, que je vous écris directement par le biais de cet éditorial.


La Mauritanie est un pays à économie d’endettement, comme d’ailleurs la plupart des pays du globe, à l’exception de ceux qui abritent des places financières de renom. Or, dans les pays à économie d’endettement, la désintermédiation bancaire de l’emprunt révèle de manière mécanique l’absence des banques dans le financement de l’économie réelle, bien qu’il s’agisse de la première de leurs missions. Au-delà de cette incurie de l’industrie bancaire, la cohabitation entre une économie d’endettement et la désintermédiation de l’emprunt conduit à la dégradation du tissu entrepreneurial qui se poursuivra aussi longtemps que n’aura pas été mis en place un marché de capitaux, capable de drainer l’épargne en quantité et en qualité, et d’en assurer la redistribution aux investisseurs , conformément aux mécanismes boursiers de fixation des prix. L’emprunt est en effet au centre de la performance entrepreneuriale ; on ne peut pas imaginer qu’une entreprise puisse se passer de l’emprunt considéré de manière unanime par les financiers comme le facteur le plus moteur de la croissance interne des sociétés commerciales, bien plus que l’augmentation de capital, les subventions publiques ou autres produits exceptionnels.
