Le bagarreur
« Mini Charbaba »
Le retour de l’émir
Comme à Taguilalett, à Mederdra la vie politique était très animée. D’autres noms de personnalités politiques sont cités, notamment celui de l’Émir Ehbib Ould Ahmed Salem. Celui-ci n’habitait pas Mederdra, mais il y passait assez souvent. En l’année 1963, son nom sera provisoirement éclipsé par celui de son cousin et challenger Mohamed Vall Ould Oumeir. Ce dernier, de retour du Maroc avec de nombreux et illustres parents dont un certain Cheikh Ahmedou et son célèbre griot Ahmedou Ould Elmeydah. Leur venue à Mederdra fut marquée par de gigantesques festivités. J’ai encore en mémoire sa silhouette mince et sa touffe blanche en dépit de son relatif jeune âge. Juste l’mage plus tard de son jeune cousin, mon ami Isselmou Ould Sidi. Je n’oublie pas aussi, l’année suivante, la Land Rover bâchée qui descendit du bac de Rosso, ramenant son corps de Dakar. Continuer la lecture

Les Etats-Unis ont publié un rapport sur le trafic humain et l’esclavage héréditaire en Mauritanie. Selon le rapport la Mauritanie a été élevée en niveau 2 vue les progrès qu’elle a réalisés avec certains manquements. Voici le sommaire du rapport :
Le gouvernement mauritanien a annoncé le vendredi 16 juin courant, l’enregistrement de 104 cas d’esclavage, de traite d’êtres humains et de trafic de migrants.
Les meurtres de Soufi Cheine en Février dernier, ceux d’Oumar Diop, le 29 Mai à Nouakchott, et de Mohamed Lemine, le lendemain à Boghé, révèlent un profond malaise au sein de la société mauritanienne. Non seulement en ce que les rapports entre la police et, plus généralement, les forces de l’ordre se sont fortement dégradées, mais aussi qu’au sein de la communauté nationale, l’indignation soit devenue si sélective. Lors de l’assassinat de l’activiste Soufi au commissariat de Dar Naïm 2, on avait pourtant observé une mobilisation générale des associations de défense des droits de l’Homme, hommes d’affaires et acteurs politiques, sans distinction d’ethnie. Pour enrayer la grogne qui enflait, le gouvernement et la justice qui avaient tout d’abord tenté d’accréditer le suicide ou la mort accidentelle avaient dû reculer.
Mederdra, la « Sorbonne de l’Iguidi »