
La résistance au colonialisme est devenue un sujet de choix, depuis que le président de la République en a fait un enjeu culturel. Quasiment toute la classe politique passe une bonne partie de son temps à polémiquer là-dessus. Les opportunistes profitent de la moindre occasion pour la valoriser, histoire de plaire aux hautes autorités. Tout cadre ou intellectuel en souci d’être bien noté par le pouvoir, écrit ou parle de la résistance, relatant ou imaginant d’épiques batailles où les siens avaient donné du fil à retordre aux colons. Toute action violente, tout acte de pillage ou même conflit tribal du début du 20ème siècle sont ainsi systématiquement reconfigurés en actes de résistance… La plupart de ces nouveaux historiens « d’occasion » considèrent le Trarza comme la région qui résista le moins ; pire, affirment-ils, facilita l’entrée des colons au pays.

La jeune et nouvelle députée d’ « En Marche », élue par la 10 ème circonscription des Français de l’Étranger (Moyen Orient et une partie de l’Afrique), Amelia Lakrafi, était à nouveau à Nouakchott au début du mois de janvier 2018.
La Cour criminelle de Nouadhibou a condamné, aux termes de son audience du mercredi 28 mars 2018, le nommé Saleck Ould Amar et son fils, Hamoudi Ould Saleck à une peine de 20 ans de prison et une amende de 500.000 MRU (soit 5 millions anciennes ouguiyas) pour pratiques esclavagistes.
Une procédure complexe d’enrôlement à l’état civil limite les inscriptions 
Alors qu’il réalisait depuis une vingtaine de jour un reportage sur le sort des esclaves dans ce pays, Seif Kousmate est arrêté le 20 mars dernier par les autorités mauritaniennes alors qu’il quittait le pays pour se rendre au Sénégal voisin, afin d’y prendre un vol retour vers le Maroc. « Au début, ils ont pensé que j’étais terroriste », explique ce dernier au HuffPost Maroc.

Alors que la succession de Mohamed Abdel Aziz, auto-succession ou par défaut, continue de s’entourer d’un lourd mystère, la majorité prépare une sale mayonnaise, sous couvert de restructuration du parti Union Pour la République (UPR) avec un grand marché à ciel ouvert de vente et d’achat de conscience, tandis que timidement, l’opposition tente de se réorganiser.