Le Calame : Le président Biram Dah Abeid est en prison, depuis quelques semaines, pour avoir accueilli et soutenu une caravane contre « l’esclavage foncier dans la vallée du fleuve Sénégal ». Ne craignez-vous que le discours musclé du président de la République, à l’occasion du 28 Novembre, ne vienne compliquer son sort ? Continuer la lecture
Archives de catégorie : Interviews
Birame Ould Abeid : «Je ne cautionnerai jamais la lutte armée»
Chbih Ould Cheikh Melainine, économiste : « Ce n’est pas parce que nous avons des mines que nous avons l’argent des mines »
Depuis une quinzaine d’année, la croissance mauritanienne est d’un minimum de 5%. Une accumulation de richesses qui ne bénéficie pourtant pas à la majorité des mauritaniens, et qui se manifeste toujours par l’inexistence d’une politique claire de l’emploi. Chbih Ould Cheikh Malainine revient dans cet entretien sur l’origine de ce paradoxe mauritanien, tout en présentant d’éventuelles solutions pour remédier à celui-ci.
Les données macroéconomiques de la Mauritanie sont jugées bonnes en 2011; paradoxalement il y a une crise alimentaire liée entre autres à la sécheresse, sans précédent, et une plus grande inégale répartition des richesses selon la plupart des observateurs. Comment expliquer ce paradoxe qui perdure?
Avant de répondre il faut situer le contexte et dire que les institutions internationales ont lamentablement échoué pour la simple raison qu’elles ont uniformisé les politiques économiques sans prendre en considération les données réelles de chaque économie particulière. Elles ont sabordé l’économie mondiale; notamment le FMI. On est dans une économie mondiale extrêmement complexe dont les interrelations sont très fortes.
Le mondialisme a été la plus grande arnaque de l’histoire humaine! La création des bourses, et l’importance accordée à celles-ci ont permis aux fonds américains de s’intégrer dans les conseils d’administrations des grandes firmes européennes, gâchant leur indépendance et créant une structure économique de type vertical, alors que par essence le libéralisme est horizontal, basé sur la concurrence. Dès lors on tend à un marché oligopolistique, peu concurrentiel, où la tête de l’économie mondiale est aux États-Unis.
On a nié le fondement du libéralisme : la concurrence. Cette situation a eu de graves conséquences, alors qu’elle était applaudie, pérennisée par la création de l’OMC. On a dit dès lors aux petites économies: «déculottez-vous, nous allons entrer!». On a cassé toutes les protections et on nous a trompés en évoquant une«libre et juste circulation des capitaux » .
Trois questions à….Samory Ould Bèye, président du Mouvement El Hor, président du Conseil national d’El Moustaqbel et secrétaire général de la CLTM
“Le système en place ne veut pas regarder la réalité en face et persiste dans sa politique d’exclusion des Noirs du pays” .
Le Calame : On assiste comme à un retour sur le terrain d’El Hor qui multiplie les sorties. La dernière date du 24 septembre. Pourquoi ce regain d’activités ?
Samory Ould Beye : El Hor a plus d’une raison de sortir, en plein jour, pour dénoncer les grandes injustices dont sont toujours victimes les Harratines, en dépit de diverses initiatives prises, çà et là, pour y trouver des solutions. Aucune lueur d’espoir : le pouvoir en place – je devrais dire, le système en place – ne veut pas regarder la réalité en face et persiste dans sa politique d’exclusion des Noirs du pays, alors qu’ils forment la majeure partie de sa population.
Boualem Sansal : « Pourquoi l’islam a cédé la place à l’islamisme »

Dans son dernier essai, l’écrivain algérien Boualem Sansal dénonce sans retenue la poussée du fondamentalisme religieux dans le monde arabe. Et dresse un état des lieux alarmant.
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Samory O. Bèye : ‘En Mauritanie, les cas d’esclavages sont toujours classés sans suite…
Par rapport aux objectifs, cet atelier s’inscrit dans le cadre de l’option et de la politique de la Confédération libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM) visant à contribuer positivement surtout à l’éradication de l’esclavage en pratiques et en formes également idéologiques.
Entretien avec N.Multeau à propos de son livre « L’islam chez lui chez nous » (propos recueillis par Fabrice Dutilleul)
« Il faut dénoncer le piège d’une idéologie,
par nature contestable, mais qui est en même temps
une religion par nature intouchable…
Sinon, dans cinquante ans, la France
connaîtra un “printemps arabe” à l’envers.
La “fille aînée de l’Église”
sera devenue “la fille cadette de l’islam” »
Interview de Philippe Randa relative aux demandeurs d’asiles en France
« Toutes les demandes (d’asile) ne se valent pas
et il faut pouvoir les hiérarchiser.
Il faut être lucide et avoir bien conscience
des pays d’où viennent les abus,
sans stigmatiser les populations.
Une part non négligeable de la demande d’asile
correspond en réalité à de la migration économique »
(Manuel Valls, mai 2013)
Entretien avec Philippe Randa, auteur de Le Roman noir des Demandeurs d’asile, préface de Jean-Yves Le Gallou, éditions de L’Æncre.
(Propos recueillis par Catherine Robinson, parus dans le quotidien Présent) Continuer la lecture
Entretien-express avec Moctar Sidi Maouloud, second vice-président du parti El Moustaqbel:
‘’Nous n’avons jamais voulu étaler les divergences internes du parti sur la place publique’’
A la fin de la conférence de presse qu’El Moustaqbel a organisée, jeudi dernier, le second vice-président du parti a bien voulu répondre aux questions du Calame…
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Interview de Zekeria Ould Ahmed Salem à La VOA (23/06/2014).
Le triomphe électoral de Aziz exprime la volonté des Mauritaniens de le récompenser pour les performances réalisées durant son mandat »; « l’opposition est à la fin d’un cycle biologique ; elle n’a pas de projet et son personnel doit être renouvelé».
Dans un entretien accordé au service francophone de la Voix de L’Amérique le 23 Juin 2014, le Professeur Zekeria Ould Ahmed Salem Denna est revenu sur les principales leçons politiques du scrutin présidentiel du 21 Juin 2014. Il a en particulier proposé une lecture du triomphe du président Aziz, du boycott de l’opposition et de la «percée relative» selon lui du candidat Birame Ould Dah Ould Abeid.
