
Les recherches faites pour établir la chronologie de l’implantation espagnole au Sahara occidental et les actes juridiques passés à cet effet avec les populations locales, mettent en évidence le rôle et la capacité de deux experts du pays et de sa langue, Bonelli, jeune géographe arabisant et l’ancien consul espagnol à Mogador, José Avarez Perez. Ils font penser à Xavier Coppolani, mais leur démarche est différente : il ne s’agit pas vraiment d’une expansion de la souveraineté, et encore moins de l’administration espagnoles, mais bien d’une organisation commerciale, souhaitée autant par les nouveaux arrivants que par les tribus territorialement concernées : R’gueibats et Ould Delim.



Aujourd’hui (19 mai), des dizaines de personnes manifestaient à Bruxelles contre l’esclavage pratiqué en Mauritanie. L’occasion de se pencher sur un fait de société encore tristement d’actualité. Sous des formes qui évoluent avec le temps.

La nouvelle campagne mondiale d’Amnesty International « Osons le courage », lancée ce mardi à Dakar, vise à mettre un coup d’arrêt aux attaques dont sont victimes les défenseurs des droits humains en Afrique de l’Ouest et du Centre, où 271 manifestants ont été tués depuis 2014.
Déclaré Persona non grata à Sélibaby, Boghé, Aleg et Boutilimit, Birame Dah Abeid, président de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), indésirable dans son pays et Messie ailleurs, est rentré à Nouakchott, escorté sur plus de six cent kilomètres par une armada de policiers, de gendarmes et de gardes qui se le sont relayés comme une patate chaude.

Le 10 mai est une journée de souvenir et de réflexion sur la traite, l’esclavage et leur abolition. La France a, depuis 2006, décrété une journée nationale de commémoration de ce fléau qui a sévi, en Afrique de l’Ouest, en Afrique centrale et en Afrique australe durant plusieurs siècles. Elle reconnaît aujourd’hui, par cette action noble, la traite négrière et l’esclavage comme « crime contre l’humanité ».