
Le 27 Mars 2007, l’Agence France Presse à Ottawa, rendant compte des félicitations du Canada au président nouvellement élu de la République Islamique de Mauritanie : Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, conclut que « depuis l’indépendance en 1960 de ce pays désertique de 3,1 millions d’habitants, les présidents étaient jusque là arrivés au pouvoir par des coups d’Etat avant de se faire réélire dès le premier tour par des scrutins entachés de fraude ». Cette affirmation est controversée.

Sous la pression continue des mouvements abolitionnistes et de la communauté internationale qui exige de l’Etat l’abolition définitive de l’esclavage en Mauritanie, les autorités mauritaniennes ont décrété le 6 mars « journée nationale dédiée à la lutte contre les séquelles de l’esclavage ».
Les défenseurs des droits humains Abdellahi Matalla Saleck et Moussa Bilal Biram sont toujours détenus dans un endroit isolé en Mauritanie, quatre mois après leur transfert hors d’une prison de Zouérat.
Le député-maire de la capitale de la wilaya du Trarza, Mr Sidi Mohamed Diarra a dit qu’il n’y a aucun problème entre lui et le président du parti El Wiam, M.Bodjiel Ould Houmeid. Contrairement à ce d’aucuns pensent et même avancent, il a de l’estime pour Bodjiel qui est le premier à guider ses pas dans la politique. Les rapports qui me lient à Bodjiel sont excellents, affirme-t-il.
Les députés de l’Assemblée nationale ont failli en venir aux mains vendredi dernier. En réaction à la mise au point du député Mahfoudh Ould Jeyid qui a demandé d’user exclusivement de la langue arabe dans les débats portant sur les amendements constitutionnels, sa collègue Saoudatou Wane fut toute en flamme. « La mise au point a des connotations racistes… Les Noirs n’abandonneront jamais ce pays » lui répliquera-t-elle.
Il faut que le pouvoir arrête le pouvoir », criait au 18eme siècle Montesquieu. Le grand théoricien des Checks & Balances n’avait pas tort. Au contraire, ses principes élaborés sur la séparation des pouvoirs sont plus que jamais d’actualité partout à travers le monde.
L’organisation des droits humains SOS Esclaves organise du 13 au 16 mars 2017 un atelier d’échanges auquel participent plus d’une vingtaine de magistrats dont des procureurs de la république de wilayas, des juges d’instruction de tribunaux, des conseillers du parquet, des juges spéciaux des cours dédiées à la lutte contre l’esclavage et des greffiers.
« J’ai voulu dénoncer la marginalisation des miens, les « maalmines » (caste des forgerons) qui sont méprisés et classés au bas de l’échelle sociale en Mauritanie.