Immunité parlementaire piétinée : vers une banalisation de l’exception en Mauritanie / Par Cheikh Sidati Hamady (Conseiller du Président d’Ira Biram Dah Abeid, Expert senior en droits des CDWD, Chercheur, Spécialiste des Discriminations Structurelles, Analyste, Essayiste.)

Dans un contexte où le droit se trouve constamment exposé aux rapports de force politiques, certaines situations révèlent avec une particulière netteté la tension entre norme juridique et réalité institutionnelle, ce qui conduit à inscrire l’affaire des députées abolitionnistes, Mariem Cheikh et Ghamou Achour, mises en cause à la suite de propos politiques diffusés publiquement, dans une réflexion plus large sur la fragilité de l’État de droit. Il existe des moments où le droit cesse d’être un simple cadre normatif pour devenir un révélateur direct des rapports de pouvoir, et c’est dans cette continuité que l’arrestation de ces députées prend sens, dans un contexte où la conflictualité politique tend à reconfigurer les catégories juridiques elles-mêmes. Lorsqu’une élue est privée de liberté et maintenue en détention avec son nourrisson de trois mois, la question ne relève plus uniquement de la régularité procédurale mais engage directement la force effective de la Constitution mauritanienne du 20 juillet 1991 révisée, notamment son article 57 qui consacre l’immunité parlementaire et l’inviolabilité pour les opinions exprimées dans l’exercice du mandat.

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Le régime de Mohamed Cheikh Ould Ghazouani

Peut être une image de une personne ou plus et foulardLe régime de Mohamed Cheikh Ould Ghazouani est tombé plus bas que la terre. Un régime complètement en dérive sectaire dans un chauvinisme primaire contre les ascendants victimes de l’esclavage.

L’enlèvement et la séquestration de deux députées de l’opposition, Mariem mint Cheikh Dieng et Ghamou Achour au motif qu’elles ont critiqué ou insulté le Président mauritanien démontre devant la terre entière qu’il n’y a ni liberté d’expression moins encore la démocratie en Mauritanie. Continuer la lecture

L’histoire, moins bien connue, de 10 siècles d’esclavage des Noirs dans le monde musulman

Représentation historique de la traite négrière en Afrique, intitulée « Une troupe en marche », tirée de l'ouvrage de 1898 « Blackie's Modern Cyclopedia of Universal Information ».

Le 25 mars 2026 restera à jamais gravé dans l’histoire. L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé la traite des esclaves africains comme le crime le plus grave contre l’humanité. L’ONU a choisi le 25 mars considéré comme étant la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique pour prendre une telle décision.

Cependant, si la traite transatlantique est relativement bien documentée, il n’en est pas de même pour l’autre traite, celle du monde musulman qui a duré plus d’un millénaire et qui a concerné quelque 8 à 17 millions de personnes.

Dans cet article, BBC News Afrique revient sur ce commerce des humains aussi odieux que la traite transatlantique avec les éclairages d’historiens.

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Esclavage par ascendance : Conférence de presse du président de l’ASSEP

Mauritanie et diaspora : les militants anti-esclavage sous pression judiciaire

Mauritanie et diaspora : les militants anti-esclavage sous pression judiciaireLes arrestations arbitraires et le harcèlement judiciaire visant des militants abolitionnistes suscitent une vive inquiétude en Afrique de l’Ouest et au-delà. En Mauritanie, mais aussi en France, plusieurs défenseurs des droits humains dénoncent une stratégie visant à réduire au silence ceux qui combattent l’esclavage par ascendance. Le cas de Diko Hanoune s’inscrit dans un contexte plus large de pressions exercées contre les voix dissidentes. Continuer la lecture

Esclavage et mémoire globale : la résolution ONU 2026 face aux vérités inachevées et aux silences historiques, pour en finir avec les angles morts de l’histoire

Esclavage et mémoire globale : la résolution ONU 2026 face aux vérités  inachevées et aux silences historiques, pour en finir avec les angles morts  de l'histoireL’histoire de l’esclavage n’est pas un passé clos : elle constitue l’une des matrices les plus profondes des inégalités contemporaines. Elle a façonné des hiérarchies raciales, structuré des économies, redessiné des continents et inscrit dans la durée des systèmes de domination dont les effets sont encore visibles aujourd’hui. L’adoption, le 25 mars 2026, par l’Assemblée générale des Nations Unies, d’une résolution qualifiant la traite transatlantique et l’esclavage des Africains de crime le plus grave contre l’humanité, ne relève donc pas d’un simple acte symbolique. Elle marque une rupture dans le récit international dominant, en reconnaissant enfin Continuer la lecture