Article mis en avant

Vœux de nouvel an

A.H.M.E. vous souhaite une excellente année 2026 !

Que cette nouvelle année soit porteuse de justice, de solidarité et d’espoir.
Nous remercions sincèrement nos internautes ainsi que l’ensemble des défenseurs des droits humains pour leur engagement.

Article mis en avant

Quand le progressisme oublie l’esclavage : le Mouvement national démocratique (MND) et la question haratine

J’ai découvert la révolution de 1968 alors que j’étais élève au lycée de Rosso, ancien collège Xavier COPPOLANI, du nom d’un administrateur colonial. À cette époque, l’effervescence gagnait même les lieux les plus inattendus : les élèves se retrouvaient dans un hangar, non loin du lycée, servant habituellement à la vaccination du bétail. Des tribunes y étaient improvisées, et des étudiants venus de l’Université de Dakar s’y succédaient pour prendre la parole. Ils animaient les rencontres, tenaient des réunions et exposaient des lectures marxistes qui nourrissaient les débats.

Dans cette assemblée, la majorité des intervenants étaient maures et halpulaar. Les Soninké y étaient peu nombreux, tandis que les Wolof et les Haratine y étaient totalement absents. Cette configuration ne manquait pas de susciter des interrogations. Si la faible représentation des Wolof pouvait s’expliquer par leur poids démographique limité en Mauritanie, l’absence des Haratine renvoyait à une réalité plus profonde : une société encore marquée par l’esclavage, qui entravait leur accès à l’éducation et au savoir. Continuer la lecture

[Rapport] ONU Conseil des droits de l’homme : Examen périodique sur la Mauritanie

M. Samory Bèye, SG de la CLTM et nouveau président du pôle de l’opposition

M. Samory Bèye, SG de la CLTM et nouveau président du pôle de l’opposition: Le Calame — Vous venez d’être désigné nouveau président du pôle de l’opposition. Que représente pour vous ce choix ?

Samory Bèye : Ce choix représente, pour moi, un honneur, mais aussi une charge énorme et très pesante, dans un contexte très sensible, lourd de défis majeurs à relever. Comme vous le savez, il s’agit des grandes Continuer la lecture

Nouveau souffle : La « corruption populaire »… la « corruption législative »… la « corruption officielle », La trilogie de la ruine nationale

La corruption dans notre pays n’est pas un simple comportement isolé ni l’œuvre de quelques individus dispersés ; elle est devenue — hélas — un système social, culturel, législatif et officiel, dont les composantes se nourrissent mutuellement, jusqu’à former trois niveaux étroitement imbriqués :

Continuer la lecture

Condoléances à la famille de Monsieur Gaye Bakhayokho

Suite à une longue maladie, M.Gaye Bakhayokho nous a quittés ce mardi 6 janvier 2026 à Montfermeil (département 93, France).

J’ai connu le défunt en 1990 quand nous habitions au quartier de la Forestière à Clichy-Sous-Bois. Nous avons toujours entretenu des relations amicales. Notre appartenance au même pays, la Mauritanie, nous a toujours rapprochés. Il me racontait souvent son séjour en France. Il est arrivé assez jeune en France et il a travaillé jusqu’à l’âge de la retraite dans ce pays.

Nous adressons nos condoléances les plus sincères et les plus attristées à sa famille nucléaire et sa famille élargie.

Inna lillah wa inna ilayhi raaji’uun
إِنَّا لِلَّٰهِ وَإِنَّا إِلَيْهِ رَاجِعُونَ

Famille Ould CIRE

Clichy-Sous-Bois (Paris), 09/01/2026

Diko Hanoune a été primé par l’association l’entente de Diaguily en France.

Je remercie Memouké Kofo, son président Moustapha Bakayoko, tous les militants et militantes de cette association. Je remercie nos braves mères, sœurs et femmes qui se sont activées durant tout l’événement qui a été une totale réussite.

Je viens de la ville de Lyon avec le doyen Fodié Bouna Bakayoko vice-président de Lyon Ganbanaaxu à qui je tire mon chapeau.

Je remercie Coulibaly Bakary président de la commission culturelle de Memouké Kofo.

Je remercie Ganbanaaxu Feddé Mauritanie; Mali; Sénégal; Gambie; les deux Guinées et toute l’Afrique l’ouest. Continuer la lecture

Khaled Esseissah à propos des saints soufis musulmans réduits en esclavage dans le Sahara du XIXe siècle

 

Khaled Esseissah  (Georgetown) s’entretient avec Moses Ochonu au sujet de la vie de Bilad Ould Mahmud, un musulman saharien réduit en esclavage au XIXe siècle , dont les miracles, la poésie et la récitation du Coran lui valurent d’être considéré comme un saint soufi sans appartenir à un ordre soufi. Les travaux d’Esseissah remettent en question les récits historiques établis concernant les liens entre autorité spirituelle, race et esclavage dans la société saharienne-mauritanienne.

L’article d’Esseissah , intitulé « Saints soufis musulmans réduits en esclavage dans le Sahara du XIXe siècle : la vie de Bilal Ould Mahmoud », paraît dans le numéro de novembre 2021 du Journal of African History

Source : Le podcast du Journal Africain

Misère de la pensée politique en Mauritanie : personnalisation, médiatisation et déclin, des analyses structurelles

Entretien avec le Professeur Lô Gourmo Abdoul, membre du collectif des avocats de la partie civileIl n’y a plus Cent fleurs qui s’épanouissent
ni Cent écoles qui rivalisent chez nous.

Depuis plusieurs années, l’analyse politique en Mauritanie tend à se réduire à une seule fleur fanée et à une seule école branlante : presque exclusivement la lecture personnalisée du pouvoir. Les débats publics, médiatiques et même académiques se focalisent de manière privilégiée sur Continuer la lecture