Adoptée et ouverte à la signature, à la ratification et à l’adhésion par l’Assemblée générale dans sa résolution 34/180 du 18 décembre 1979
Entrée en vigueur : le 3 septembre 1981, conformément aux dispositions de l’article 27 (1)
Les Etats parties à la présente Convention,
Notant que la Charte des Nations Unies réaffirme la foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine et dans l’égalité des droits de l’homme et de la femme, Continuer la lecture

1/ La France n’est pas si attachée à la liberté d’expression quelle semble le défendre aujourd’hui : la loi gayssot un exemple édifiant.
En début d’année, l’Agence européenne de contrôle des frontières, Frontex, et le ministère de l’Intérieur espagnol ont expulsé 130 Maliens détenus dans les centres de rétention de l’archipel espagnol des Canaries vers la Mauritanie, pays avec lequel l’Espagne a depuis 2003 un accord bilatéral de rapatriement des citoyens de pays tierces entrés illégalement sur son territoire. 
Le ministre de l’Economie a mis en avant la liberté d’expression, même s’il n’apprécie pas ces caricatures.
Le chef de l’Etat a accordé une interview à Al Jazeera. Des manifestations hostiles à la France ont eu lieu vendredi dans plusieurs pays du monde musulman.

Sit-in de protestation, appels au boycott des produits français… Les Mauritaniens s’indignent face aux propos d’Emmanuel Macron, qui a déclaré lors de l’hommage rendu à Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie assassiné le 16 octobre dernier à Conflans, près de Paris, que la France poursuivra la publication « des caricatures » blasphématoires contre le prophète Mohamed. Leur présentation dans un cours élémentaire avait pourtant conduit au drame.
Vouloir « boycotter » une langue, une culture, les traits caractéristiques de toute une nation au motif que ses dirigeants politiques ont commis une lourde faute voire un crime contre d’autres communautés relève d’un aveuglement tel que cette justification ne peut suffire qu’aux naïfs.
Un communiqué publié par le Conseil des savants mauritaniens a déclaré que l’organisation « a suivi avec consternation les appels provocateurs et les prises de position incitatives contre l’islam et ses adeptes, ainsi que des insultes au noble Prophète, sous prétexte de liberté d’expression ».