La détenue Warda Ahmed Souleymane, journaliste, blogueuse et militante de l’ONG IRA-Mauritanie, est incarcérée depuis plusieurs mois dans le cadre d’une procédure liée à des propos diffusés en direct sur l’application Facebook, relatifs au décès du militant Mohamed Laghdaf Nema, survenu le 4 février à la suite de violences policières lors d’une manifestation pacifique. Continuer la lecture
Archives de l’auteur : Mohamed CIRE
Deux députées mauritaniennes sous les verrous pour avoir critiqué le chef de l’État
Sur la base d’un flagrant délit sur les réseaux sociaux, deux élues anti-esclavagistes ont été incarcérées et inculpées pour atteinte aux symboles de l’État. L’opposition voit en particulier dans la levée de leur immunité parlementaire la preuve d’une dérive autoritaire du pouvoir.
Réponse de Youssouph KAMARA à la lettre ouverte de Sneiba MOHAMED
L’auteur de cette lettre se réclame d’une posture exigeante et lucide. Pourtant, à la lecture attentive de son texte, une autre réalité apparaît : celle d’un propos qui, sous couvert de nuance et de hauteur intellectuelle, dissimule mal une forme de malhonnêteté.
D’abord, le choix même de la forme interroge. Adresser une lettre «ouverte» à une personnalité aussi accessible (surtout pour lui) que Biram Dah Abeid ne relève pas d’une nécessité de communication, mais d’un choix délibéré de mise en scène publique. Lorsqu’un interlocuteur est disponible, identifiable et connu pour sa p ههههroximité avec les citoyens, le recours à la lettre ouverte traduit moins un souci de dialogue qu’une volonté de médiatisation.
Ensuite, le texte adopte une stratégie bien connue : envelopper des accusations dans un langage soigné, au point de les rendre presque insaisissables. Parler de «responsabilité», de «modulation», de «désescalade», sans jamais assumer clairement les reproches formulés, revient à accuser sans avoir le courage de nommer. C’est une manière de suggérer sans dire, d’insinuer sans assumer. Continuer la lecture
Derrière l’appel au calme, une tentative de neutralisation politique
L’invective comme alibi d’une justice factice (Réponse de Mohamed Daoud Imagine à Mr. Sneiba Mohamed)
Lettre ouverte à l’honorable député Biram Dah Abeid
Immunité parlementaire piétinée : vers une banalisation de l’exception en Mauritanie / Par Cheikh Sidati Hamady (Conseiller du Président d’Ira Biram Dah Abeid, Expert senior en droits des CDWD, Chercheur, Spécialiste des Discriminations Structurelles, Analyste, Essayiste.)
Dans un contexte où le droit se trouve constamment exposé aux rapports de force politiques, certaines situations révèlent avec une particulière netteté la tension entre norme juridique et réalité institutionnelle, ce qui conduit à inscrire l’affaire des députées abolitionnistes, Mariem Cheikh et Ghamou Achour, mises en cause à la suite de propos politiques diffusés publiquement, dans une réflexion plus large sur la fragilité de l’État de droit. Il existe des moments où le droit cesse d’être un simple cadre normatif pour devenir un révélateur direct des rapports de pouvoir, et c’est dans cette continuité que l’arrestation de ces députées prend sens, dans un contexte où la conflictualité politique tend à reconfigurer les catégories juridiques elles-mêmes. Lorsqu’une élue est privée de liberté et maintenue en détention avec son nourrisson de trois mois, la question ne relève plus uniquement de la régularité procédurale mais engage directement la force effective de la Constitution mauritanienne du 20 juillet 1991 révisée, notamment son article 57 qui consacre l’immunité parlementaire et l’inviolabilité pour les opinions exprimées dans l’exercice du mandat.
كامل التضامن مع سجينات الرأي
Vidéo du 10 avril 2026 de Ould Sneiba
Le régime de Mohamed Cheikh Ould Ghazouani
Le régime de Mohamed Cheikh Ould Ghazouani est tombé plus bas que la terre. Un régime complètement en dérive sectaire dans un chauvinisme primaire contre les ascendants victimes de l’esclavage.
