Mohamed Cheikh El-Ghazouani, vainqueur au premier tour de la présidentielle mauritanienne, ici lors d’un meeting électoral à Nouakchott le 20 juin 2019. SIA KAMBOU / AFPCandidat du pouvoir, le général Mohamed Cheikh El-Ghazouani a été élu président de la Mauritanie, dès le premier tour organisé le 22 juin. Face à la contestation de l’opposition, le régime a mis la capitale Nouakchott en état de siège, rapporte la Revue de presse Afrique de RFI.


Bien qu’attendue, la victoire dès le premier tour de Mohamed Cheikh El-Ghazouani, dauphin du président sortant, est entachée d’irrégularités, selon ses opposants qui ont appelé à manifester.
Si Mohamed Ould Ghazouani a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle, le scrutin a aussi été marqué par le score inattendu du militant anti-esclavagiste Biram Ould Dah Ould Abeid, arrivé deuxième.
Depuis ce dimanche mi-journée, la téléphonie mobile ne fonctionne plus en Mauritanie. Une coupure intervenue après l’auto proclamation de sa victoire à la présidentielle par Mohamed Ould Ghazouani, le candidat du parti au pouvoir. Une victoire contestée par l’opposition signe d’une certaine tension. Et c’est donc dans ce climat que l’internet mobile n’est plus accessible.
Elu président mauritanien, le samedi 22 juin, avec officiellement 52% des suffrages, le général Ghazouani devra, s’il veut réussir, se libérer de la tutelle de son prédécesseur, le président Mohamed Ould Abdel Aziz,
Le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a mis en garde, lundi dans un communiqué, contre toute manifestation non autorisée, au lendemain de la proclamation des résultats officiels de l’élection présidentielle contestés par quatre candidats.
Les candidats de l’opposition à la présidentielle accusent des éléments de la police d’avoir procédé à une série d’arrestations parmi leurs militants avant de saccager les sièges de Biram Dah Abeid et Kane Hamidou Baba.
Le militant antiesclavagiste et député mauritanien Biram Ould Dah Ould Abeid, un des candidats de l’opposition contestant la victoire de l’ancien chef d’état-major à l’élection présidentielle, a appelé lundi ses partisans à s’abstenir de toute violence, dénonçant des « provocations » du pouvoir.